21.12.2009
Le mariage de l'année
( De l'année, oui, parfaitement, et pas du siècle, parce que le mariage du siècle, ce sera le mien, point barre. ) ( Pour ceux qui me suivent depuis un bout de temps, finalement j'ai décidé de me marier rien que pour emmerder le monde, reste à trouver avec qui. Les dons sont les bienvenus )
Ce week-end, je devais assister à un mariage.
Le genre de mariage, que si vous n’y avez pas été invité, vous aurez beau avoir une Rolex à 50 ans ou même avant, vous aurez quand même raté votre vie.
Et donc, Rolex ou pas Rolex, je devais réussir ma vie puisque j’y étais invitée.
Sauf que.
J’ai failli oublier mon tailleur pour la cérémonie aux Invalides ( ouais, rien que ça, on voit bien que c’était le petit dernier qui se mariait ! ), ce qui en soi n’aurait pas été un mal, puisqu’à l’heure du début de la cérémonie en question, nous étions encore à une bonne centaine de kilomètres de Paris, derrière une sableuse. Tailleur qui était donc dans le coffre de la voiture mais totalement inutile, ainsi que je n’ai pas manqué de le répéter au long du trajet ( j’ai toujours eu le triomphe modeste, voyez-vous ).
Mes parents ont donc décidé d’accepter de rater leur vie en allant directement à Maintenon sans passer par Paris, histoire de piquer un somme avant le vin d’honneur et le dîner.
OK.
Je risque donc de rater ma vie à cause d’une décision parentale à laquelle je n’ai même pas pu donner ma voix.
Après une crise existentielle sur le port de mascara pendant le dîner par votre belette préférée, une autre sur ma coupe de cheveux ratée par la coiffeuse et enfin une crise de désespoir parce que j’avais oublié mon collier, nous nous sommes mis en route.
Arrivés à bon port après avoir frôlé le divorce à cause de l’itinéraire à suivre ( pour assister à une fête post-mariage, avouez que c’est un comble ), nous sommes descendus de voiture, j’ai dérapé à cause de la neige quand un charmant et secourable jeune homme a tendu son bras pour me rattraper et m’a escortée jusqu’à l’intérieur, puis m’a tenu compagnie tout au long de la soirée.
Qui sait, peut-être les Invalides verront-ils un autre mariage d’ici peu ?

( NB : il y a quelques jours, sur LeFigaro.fr, il y avait une photo des Invalides sous la neige, je n'arrive pas à la retrouver ... Quelqu'un peut m'aider, siouplaît ? )
Mais naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, je rigole ! J’ai certes failli me vautrer, mais c’est un charmant et secourable Papounet d’amour qui m’a rattrapée et m’a escortée jusqu’à l’intérieur ( désolée, il va falloir éteindre Radio-Potins ).
C’est là, mes ami(e)s, que je n’ai absolument pas regretté d’être venue.
Je veux dire, admirer toutes ces sangsues collées à leur copain, décolleté en avant, bouche en cul de poule et œil torve surveillant une potentielle concurrence était simplement … à hurler de rire. Et puis, ce petit regard supérieur quand elles ne vous voient qu’accompagnée de vos parents, cette petite moue ironique devant votre robe qui n’est ni longue ni particulièrement décolletée, mais surtout, SURTOUT, cette petite grimace devant votre robe rose fuschia qui vous fait repérer à trois kilomètres à la ronde sont tout à fait de nature à me mettre de bonne humeur. Allez, je me la pète un peu : je dois bien avouer que les regards noirs en direction de mes boucles d’oreilles aux deux C bien connus taxées à l’instance maternelle ( puisque j’avais oublié mon collier ) m’ont également remplie d’aise.
Anne-Elisabeth, ou la superficialité faite femme.
( Le dîner ? À côté d’un cousin du marié, également étudiant en droit, qui a eu l’obligeance de régulièrement faire la conversation à la larve apathique que j’étais. Larve apathique, qui était régulièrement aux prises avec ce genre de problème : « Bon, et je lui dis quoi maintenant ? On a déjà parlé de la fac, des exams, de la vie étudiante … Je lui demande ce qu’il a passé comme bac ? Nan mais je vais avoir l’air cruche … En même temps ça fait trois fois qu’il me parle, je devrais peut-être lui parler, sinon il va croire que je le prends de haut … Nan mais en même temps, qu’est-ce que je pourrais lui dire ? Hein ? Rah pis en plus faut que je surveille mon vocabulaire, pourquoi est-ce que je suis venue, c’est tout à fait moi, ça, de me mettre dans des situations impossibles ! N’empêche que je ne sais toujours pas de quoi lui parler … Allez, je tente le coup du bac, de toutes façons ils n’ont pas d’autre enfant à marier donc je ne le reverrai plus, tant pis si je me tape la honte, de toutes façons il est censé être bien élevé donc il répondra à ma question sans me faire sentir cruche, déjà que moi je le sais c’est déjà bien suffisant … »
Voilà donc comment j’ai demandé au cousin susnommé quel type de bac il avait passé avant d’entrer en fac, comment nous avons embrayé sur les différences de travail demandé en fonction du type de bac qu’on passe. God save la bonne éducation. )
( Par ailleurs, je remercie celles qui se tenaient prêtes à me coacher en cas de rencontre décisive pour mon avenir. Vous z'en faites pas les filles, un jour j'y arriverai ;) )
14:16 Publié dans Bottin mondain | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : se marier aux invalides, le mariage du siècle, larve apathique, chanel, crise existentielle
21.04.2009
Let's dance ( ou presque )
Je suis sûre qu'après mon teasing d'enfer, vous êtes toutes et tous en train de saliver devant votre écran, vous demandant ce que j'ai bien pu faire.
Eh bien, mes amis, j'ai eu la joie, que dis-je, l'honneur de participer au gala de ma fac.
Oui, le très réputé Gala de la Faculté de Droit de Strasbourg ( on y croit, on y croit ).
Résultat global : positif.
Une préparation avec Ninon, à coups de " je mets quelle couleur de bas " ou " j'ai l'air d'une clochaaaaaaaarde ", " mais nooon, bien sûr que t'es la plus belle ", " et là, j'suis maquillée pareil des deux yeux ? ", " tu crois qu'on devrait y aller ? Oh p*tain, déjà 23h30, on devrait déjà être parties ! ". Bref, de quoi se mettre dans l'ambiance.
Trajet en voiture au son de It's raining men, Copacabana. Seriez-vous surpris si je vous disais que le volume était particulièrement élevé, que j'ai chanté à tue-tête en ne baissant ledit volume que pour écouter les indications de Ninon ?
Non ?
Bref, vous l'aurez compris, en arrivant au Palais Universitaire j'étais déjà bien dans l'ambiance, et prête à danser jusqu'au bout de la night.

Sauf.
Sauf que la musique était naze ( de la techno tout le temps ), et qu'après m'être fait raboter le popotin une quinzaine de fois par des pétasses qui ne pouvaient pas se décaler de 10 cm en passant, m'être fait écraser le pied droit par un talon aiguille, et un tchak-tchak-poum-poum en guise de musique pendant deux heures, on a renoncé.
Ninon : Robe Benetton, chaussures Camper, collier perso, étole viêtnamienne.
Et puis zut, quoi ! Voir une pétasse en robe à paillettes dorées que plus court c'est une ceinture se trémousser limite en transes ( nan mais oh, elle s'est crue à la Cour des Miracles ou quoi ? ), des nunuches à robes de princesses que tu peux directement les emmener à la mairie faut juste leur donner un voile, un illustre inconnu beurré qui fait une fixette sur mes gants ( non parce que bon, un pote de lycée avec qui je suis en fac qui me dit que mes gants sont beaux, que je suis bien habillée et que je devrais venir plus souvent comme ça, entendons-nous bien, ça ne me dérange pas le moins du monde ), désolée, mais je ne peux pas. Non, vraiment. Snob je suis, snob je resterai, mais quand je suis à court de venin, c'est signe qu'il faut rentrer.
Moi moua mouaaaaaaaa : sourire niais et crispé naturel, robe Acanthe, chaussures Repetto, gants vintage piqués à ma Maman, pochette Chanel ( aussi piquée à ma Maman )*
Alors Ninon et moi sommes remontées dans notre carrosse ( un monospace bleu légèrement cabossé ), et sommes rentrées.
J'entends déjà vos questions : mais alors, pourquoi le bilan de la soirée est-il positif, alors que la musique était naze, que je n'ai même pas pu m'égosiller sur Ricky Martin ou Indochine ?
Eh bien, pour une raison toute simple.
L'année dernière, point de carrosse.
Un point.
L'année dernière, je nous ai perdus ( oui, j'avais réquisitionné un copain pour m'accompagner, et c'est lui qui avait retrouvé le chemin pour rentrer, sans même râler ni perdre son sens de l'humour - non, il n'est pas disponible à la location ).
Cette année, point de perte, un retour direct au logis familial.
Et ceci, mes amis, est un grand pas pour moi ET pour l'humanité.
De gauche à droite : Stéphanie, Ninon, Mélanie et moi ( on remercie Marielle, qui a pris la photo )
* Je vous rassure, je me sens vraiment très conne à détailler ma tenue comme ça, promis, la prochaine fois j'arrête.
10:03 Publié dans Bottin mondain | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gala droit strasbourg, chanel, ninon, ambiance de naze, carosse, comment s'ennuyer en dix leçons
22.03.2009
Gala brution II
Où en étais-je ?
Ah, oui, notre épopée parisienne.
Après avoir galopé un peu partout dans Paris, nous sommes retournées au Cercle histoire de passer sous la douche et de se ravaler la façade.
Oui, je sais que deux beautés telles que nous n'ont besoin d'aucun artifice, mais nous aimons bien nous pomponner, comprenez-vous ?
Bref, je vous passe les détails ( type " Flooooooooooooo, tu peux m'mettre mon fond d'teinnnnt ? J'y arrive paaaaaaaaaaaaaaas ! " ), pour arriver à la soirée en elle-même.
L'avantage, c'est qu'elle avait lieu au cercle. Et que donc, on a simplement eu à descendre lorsque tous ceux qui faisaient la queue étaient passés, sans avoir à se geler dehors comme des clampins.
C'est à cette occasion que j'ai eu l'immense joie de recevoir un bracelet noir ( qui trône encore sur ma bibliothèque ). Pourquoi noir ? Parce que j'avais plus de 18 ans, donc le simple port de ce bracelet me laissait toute latitude pour vider les stocks de vodka la conscience tranquille ( et celle des serveurs aussi ) ( mais nous n'avons pris qu'un Coca ( Light, cela va de soi ), nous sommes des jeunes filles bien sous tous rapports, comprenez-vous ).
Enfin.
L'avantage de ce type de gala, c'est qu'on y voit toute une faune habituellement peu visible dans les rues, faune se prêtant volontiers à ce que je qualifierai " d'examen clinique ".
Prenons le poulpe, par exemple.

Le poulpe est généralement une jeune fille, accompagnée, ayant déployé ses tentacules autour de son cavalier, de manière à le laisser respirer juste ce qu'il faut pour qu'il la fasse danser jusqu'au bout de la night sur des rythmes endiablés, mais sans le laisser s'approcher d'une potentielle rivale.
En général, son décolleté est proportionnel à la longueur de ses tentacules.
Nous avons aussi l'homo rond-comme-une-queue-de-pellus : beurré avant même le début de la soirée, il n'y a pas de raisons que la situation s'arrange au cours de la soirée. Il s'incline donc devant vous pour vous saluer, et vous vous demandez non sans inquiétude s'il va continuer jusqu'au sol ou arriver à se redresser tout seul.
Il y aussi le dragueur de bas étage, qui vous déclare qu'il ( je cite ) " écrit des poèmes. Très courts, certes, mais très beaux quand même ". Celui au nez duquel vous éclatez de rire, et que ( bizarrement ), vous ne revoyez pas de la soirée.
Mais enfin, il faut bien avouer que ce type de soirée laisse de bons souvenirs ( pas forcément immédiatement, je le reconnais bien volontiers ), et permet en outre d'alimenter un blog lorsque la vie de l'auteur est tellement plate qu'elle ( l'auteur, donc, si vous suivez bien ) a besoin de rassembler ses souvenirs pour permettre à la foule de ses lecteurs en délire d'être satisfaite :)

07:00 Publié dans Bottin mondain | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18.03.2009
Gala brution I
Je ne sais pas si vous savez, mes amis, mais avant d’être recluse dans ma chambre à bosser jusqu’à pas d’heure, j’avais une vie ( relativement ) sociale.
Je vous parle d’un temps, que les moins de vingt ans … Bref. J’avais dix-huit ans bien sonnés, j’étais en première année de droit, et je n’avais pas encore raté mes exams.
Floriane, ma meilleure amie, avait eu la lumineuse idée de me réquisitionner pour le Gala Brution. À savoir, le gala qui réunit chaque année les élèves et anciens du Prytanée National Militaire, élèves dénommés « brutions ». D’où le Gala Brution. Or, Floriane ayant été élève de ce Prytanée, elle est donc une brutionne. Donc une ancienne élève. Donc fondée à participer à ce gala, et à réquisitionner sa meilleure amie ( moi en l'occurrence, pauvre et innocente victime jetée dans l'arène brutionne ).

Oui, c'est le Prytanée. Non, ils ne s'emmerdent pas, nous sommes bien d'accord.
Bref.
En ce 17 novembre 2007, donc, je devais prendre le train pour rallier Paris. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, c’était un jour de grève SNCF. Et RATP, forcément.
Mon Papa, très au fait de mon étourderie légendaire ( la preuve, j’ai composté mon billet retour à l’aller ), a tenu à m’accompagner à la gare. J’avais une question à poser au contrôleur, je ne sais plus pourquoi.
Donc, je prends mon courage à deux mains, je vais voir le contrôleur, lui pose ma question, le remercie de sa réponse, et retourne vers mon Papa pour lui faire un gros bisou avant de partir. Fallait bien le consoler de mon absence, le pauvre. Même que pour l’occasion, je l’avais autorisé à dormir avec l’une de mes peluches, pour que mon absence lui pèse moins. Oui, je sais, ma générosité me perdra.
C’est à ce moment-là que si mon père faisait moins de sport dans sa vie, et avait donc le cœur un peu plus fragile, j’aurais pu hériter.
La vie ne tient vraiment à pas grand-chose, n’est-ce pas ?
Enfin …
Ah oui.
L’héritage.
En fait, le contrôleur-à-qui-j’avais-posé-ma-question, me voyant embrasser mon Papa, a eu la bonne idée de clamer sur le quai :
- Ahlala, moi aussi j’aimerais bien qu’on m’embrasse.
Mon Papa chéri d’amour est devenu tout blanc, a théâtralement tendu le bras pour me faire passer derrière lui, m’a dit de monter dans le train et que je ne m’inquiète pas, il faudrait lui passer sur le corps avant de m’atteindre.
Bon, en vrai, il a fait un sourire particulièrement crispé au contrôleur, lui a fait comprendre que pour que je l’embrasse, faudrait voir à se lever un peu plus tôt que ça, et j’ai filé dans le train sans demander mon reste.
Je vous épargne le trajet, il me semble que j’étais plongée dans un commentaire de texte sur l’abolition du divorce par Louis XVIII.
Bref.
Nous disions donc, grève RATP. Évidemment. Vous avez déjà essayé de faire Gare de l’Est – Saint-Augustin en moins d’une journée, à pieds ?
Nous oui.
Ce que nous avons fait, aucune bête au monde ne l’aurait fait.
Parfaitement.
Arrivées dans ce haut lieu de snobisme qu’est le « Cercle National des Armées Saint-Augustin » ( rien de moins ) ( et encore, sur la façade c’est plus long ), le réceptionniste s’étonne de ce que je ne sois pas officier. Ce qui veut dire que j’ai l’air d’avoir dépassé au moins la vingtaine.
Nanméoh ! Je venais d’avoir dix-huit ans, OK ça a failli me rendre presqu’insolente, mais quand même !
Après, j’ai pensé qu’en fait, le chirurgien avait dû merder quelque part avec le Botox, et j’ai arrêté d’en vouloir au réceptionniste.
Bref, on a récupéré la chambre, et on a filé faire les magasins.
Avec une grève RATP.
Laissez-moi vous dire qu’on a dû marcher à peu près l’équivalent d’une étape du Tour de France. Boulevard Haussmann, MacDo Saint-Lazare, Fnac du même nom, rue des Saints-Pères pour les chocolats de ma génitrice ( les Debauve et Gallais ) ( ce qu'elle peut être snob, par moments ... ), retour au cercle ... Une étape du Tour de France, vous dis-je.
Au moins.
De quoi, j’exagère ?
Pfffffff, de suite.
Et ma crédibilité, alors ? Mon légendaire sens des proportions ?
Enfin bref. Je continue.
Oh et puis non, rien que d’y penser ça me fatigue.
À suivre, donc.
07:00 Publié dans Bottin mondain | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note



